samedi 22 mars 2014

March story


Aux quatre coins du monde, il existe des antiquités dont la beauté est telle qu’elle donne le vertige. Mais gare à celui qui voudra se les approprier ! Car en elles sommeillent parfois d’étranges créatures démoniaques qui n’attendent qu’une victime innocente pour se réveiller !

5 tomes

samedi 15 mars 2014

Une place à prendre


Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque... et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable.
Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu'alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l'occasion d'une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.

Contes


Des Contes de Grimm, on ne connaît guère en France que les plus célèbres, encore est-ce à la faveur d’une confusion, puisque, pour le grand public, ils appartiennent bien plus au monde du dessin animé qu’aux deux savants allemands qui les ont relevés pour les sauver de l’oubli.
Pourtant, tels que les frères Grimm les ont patiemment recueillis et transcrits, ils sont une des sources les plus profondes du romantisme allemand et ont droit à une place de choix dans la littérature universelle. Si humbles soient-ils à l’origine, ils lui ont en effet fourni non seulement le « il était une fois » qui est le début de tout roman, mais d’inépuisables sujets de reflexion sur ses commencements et ses fins : les contes de Kafka seraient pour une part inconcevable sans ce qu’ils doivent aux Märchen, et Brecht avait de très bonnes raisons d’imiter Grimm dans l’un de ses plus beaux poèmes.

Dôme


Un matin d'automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand _ ou si _ il finira par disparaitre. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur se raréfient.
Jim Rennie, premier adjoint de Chester Mill, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran d'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville...

Le Labyrinthe


Se souvenir, survivre, s’enfuir…
Quand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier… Il se retrouve entouré d’adolescents dans un lieu étrange, à l’ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d’acier. Chaque nuit, le plan en est modifié.
Thomas comprend qu’une terrible épreuve les attend tous. Comment s’échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie ? Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa mémoire…

Moi, Lucifer


Prisonnier (par la volonté de Dieu) du corps d’un écrivain fraîchement suicidé et chichement membré, moi, Lucifer, Ange Déchu, Porteur de Lumière, Prince des Ténèbres, de l’Enfer et de ce Monde, Seigneur des Mouches, Père du Mensonge, Suprême Apostat, Tentateur, Antique Serpent, Séducteur, Accusateur, Tourmenteur, Blasphémateur et, sans contestation possible, Meilleur Coup de l’Univers Visible et Invisible (demandez donc à Eve, cette petite garce), j’ai décidé – ta-daaah ! – de tout dire.
Tout ? Presque. Le funk. Le swing. Le boogie. Le rock… C’est moi qui ait inventé le rock. Si vous saviez tout ce que j’ai inventé : la sodomie, bien sûr, la fumette, l’astrologie, l’argent… Bon, on va gagner du temps : tout, absolument tout ce qui vous empêche de penser à Dieu. C’est-à-dire à peu près tout ce qui existe.
Moi, Lucifer est un hilarant portrait du diable, sous forme de confession pour le moins très intime…

Madame Bovary


Une jeune femme romanesque qui s’était construit un monde romantiquement rêvé tente de s’échapper ­– dans un vertige grandissant – à l’ennui de sa province, à la médiocrité de son mariage et à la platitude de sa vie. Mais quand Flaubert publie Madame Bovary, en 1857, toute la nouveauté du roman réside dans le contraste entre un art si hautement accompli et la peinture d’un univers si ordinaire.
« Ce n’était plus du roman comme l’avaient fait les plus grands », dira Maupassant : « C’était la vie elle-même apparue. On eût dit que les personnages se dressaient sous les yeux en tournant les pages, que les paysages se déroulaient avec leurs tristesses et leurs gaieté, leurs odeurs, leur charme, que les objets aussi surgissaient devant le lecteur à mesure que les évoquait une puissance invisible, cachée on ne sait où. »

Le Moine


Chef-d’œuvre du roman gothique anglais, Le Moine (1796) met en scène la déchéance d’un capucin suprêmement vertueux, pris dans les rets d’une tentatrice diabolique. Péchés de la chair, magie noire, visions infernales, transgression, damnation : rédigé par un jeune homme de vingt ans à peine, ce récit sulfureux, où le fantastique se mêle à l’horreur et où le désir règne en maître, créa le scandale avant d’être érigé en objet de culte par des générations d’écrivains. On ne compte plus les romantiques qui, comme Hoffmann, Coleridge et Victor Hugo, s’en inspirèrent ; Charles Dickens alla jusqu’à acheter le manuscrit aux enchères ; André Breton en fit un modèle pour le surréalisme ; et Antonin Artaud, qui en proposa une réécriture libre, salua l’envoûtante « sorcellerie verbale » de Lewis : « Je continuerai à tenir pour une œuvre essentielle Le Moine, qui bouscule cette réalité à plein bras, qui traîne devant moi des sorciers, des apparitions et des larves, avec le naturel le plus parfait, et qui fait enfin du surnaturel une réalité comme les autres. »